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Le réchauffement climatique est un fléau qui se fait de plus en plus alarmant, à tel point qu’aujourd’hui il a forcé le pas aux acteurs politiques et socio-économiques en vue d’une élaboration de plans d’adaptation pour y remédier. C’est à l’occasion de la COP21 et dans la perspective de la COP 22 qui aura lieu à Marrakech en 2016, que le Maroc a réaffirmé son ambition de lutter contre le réchauffement climatique. En effet, l’appel de Tanger pour une coopération Maroc-France en faveur du climat, la confirme. Au même titre, le discours royal de sa majesté le roi Mohammed VI lors del’ouverture de ce même évènement a rappelé la politique volontariste du royaume en ce qui concerne le développement durable et la protection de l’environnement. Une politique qui rend compte d’un Maroc visionnaire, conscient du fléau dont aucun continent ni état n’est épargné. Un Maroc qui plaide pour l’équilibre et la conciliation entre protection de l’environnement et développement, et invite les autres pays de l’Afrique à suivre ses démarches exemptes d’insouciance. Eux, qui sont les plus assujettis au réchauffement climatique : « La crise climatique est l’ultime injustice qui frappe les plus vulnérables et les effets du changement climatique concernent autant, sinon plus, les pays en développement, surtout les Etats d’Afrique ». (*) Alimenté par une résolution qui privilégie le long terme, le Maroc aujourd'hui s’apprête à intégrer une dimension verte à sa politique énergétique, en devenant récemment un des pionniers africains de la transition vers les énergies renouvelables ; et porte son objectif d’extraire 42% de la puissance électrique à partir de sources renouvelables à 52% à l’horizon de 2030.

Première destination en Afrique du Nord de l'année 2012 pour les IDE entrants, sacré champion maghrébin 2013 des récepteurs d’IDE par la CNUCED et premier investisseur en Afrique francophone, le Maroc a pu drainer 32 milliards de dirhams d'IDE en 2012 et plus de 3,36 milliards de dollars en 2013, une performance d’exception qui consolide sa position de destination privilégiée en l'Afrique du Nord où les flux de capitaux sont en berne. Ainsi, afin d’éterniser cet élan progressiste, le Maroc outrepasse le cercle de la réceptivité à l’encouragement via la signature de différents accords avec 51 pays pour garantir la protection des investissements étrangers contre tous les risques de nationalisation et d'expropriation. De telles initiatives conjuguées à ce flux exubérant d’investissements directs étrangers (IDE) sont à coup sûr une grande opportunité de développement pour le Royaume chérifien autant en matière d’expérience, d’importation de nouvelles technologies, de fertilisation du capital immatériel, qu’en matière de promotion de l’image du Maroc sur la scène internationale.

« C'est ainsi que l'objectif de 42 % qui avait été fixé pour la part des énergies renouvelables, dans la réponse à apporter à nos besoins en 2020, a récemment été porté à 52 % à l'horizon 2030 » (*) Sa Majesté souligne aussi que l’avenir de la planète se jouera en Afrique. «Le Continent africain mérite une attention particulière. Un continent qui partout s’éveille et se découvre et prend confiance. C’est donc en Afrique, continent de l’avenir que se jouera l’avenir de notre planète » (*). D’où la nécessité de couronner cette dix-septième édition par ce thème ici, en Afrique, au Maroc et précisément à l’école nationale supérieure des mines de Rabat. (*) Extraits du discours royal lors de l'ouverture de la COP21.